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Alors que, sirotant mon café du samedi matin, je regardais à la télévision les choses se défaire avec un intérêt, il faut l’avouer, un peu lointain, je me suis dit que le moment était sans doute venu pour un renouvellement d’équipement.
Alors que, sirotant mon café du samedi matin, je regardais à la télévision les choses se défaire avec un intérêt, il faut l’avouer, un peu lointain, je me suis dit que le moment était sans doute venu pour un renouvellement d’équipement. L’occasion est un peu solennelle, nous l’avons déjà relevé. Il serait dommage de passer à côté. La taille de l’écran pouvant singulièrement améliorer l’expérience immersive de la fin du monde, pourquoi n’y assisterait-on pas en donnant aux images toute leur puissance évocatrice et à l’agrément sonore toute la place qu’il mérite ?
J’y ai songé un instant, mais de ça aussi je me suis lassé. Un rayon de soleil est passé et sans plus d’intérêt pour les soubresauts de l’univers, mon attention a bifurqué vers la trace qu’il projetait sur le mur et le spectacle des poussières planant dans l’air printanier. Les rayons de lumière ont cette vertu au printemps qu’ils nous persuadent d’emblée, quoi que l’hiver ait pu essayer de nous faire croire, que non seulement un renouveau est possible, mais qu’en plus il est déjà là et qu’il s’agirait de ne pas passer à côté.
Et à chaque fois je me fais avoir.
